Massive Open Online Courses (MOOC) : cinq ans après, que faire du « bébé » ?

Massive Open Online Courses (MOOC) : cinq ans après, que faire du « bébé » ?

Il y a cinq ans, les MOOCs allaient tout renverser ! Initiés par des universitaires américains  de Stanford, du MIT et de Harvard (excusez du peu…), les MOOCs étaient présentés comme l’alpha et l’oméga de la formation digitale et comme l’innovation disruptive qui allait rebattre en profondeur les cartes du monde de la formation professionnelle.

Cinq ans plus tard, force est de constater que la révolution annoncée n’a pas eu lieu. La révolution non, mais une réelle évolution oui ! Concrètement, il n’y a pas eu (et il n’y aura sans doute pas) une déferlante MOOC mais il y a bien eu installation de cette modalité numérique d’apprentissage dans le paysage de la formation que l’on parle des géants américains Coursera et Udacity ou de leur petit frère français FUN (France Université Numérique).

Si cette révolution n’a pas eu lieu, c’est pour au moins deux raisons. Tout d’abord, les MOOCs (en tout cas dans leur version standard) sont finalement des formations assez classiques avec des contenus de cours à valider par un contrôle à chaud assez simple (souvent des QCM). Même si leur forme digitale est en revanche assez innovante, cela ne suffit pas pour en faire la révolution tant annoncée. Ensuite, leur « massivité » les dessert : les taux d’abandon très élevés de ces formations et la grande à très grande taille des promotions  qui les suivent rendent difficiles les échanges entre stagiaires ou étudiants, échanges si importants pour les apprentissages.

C’est peut-être aussi parce que la révolution qu’appellent les MOOCs n’est pas celle que l’on croie. Ce n’est pas une révolution technologique, c’est une révolution pédagogique ! Précisément, c’est l’occasion de repenser la place et le rôle de l’enseignant dans la formation quelle qu’elle soit. Comme le dit la journaliste Marine Miller dans un article paru dans Le Monde il y a quelques jours, « pourrait-on recentrer le rôle de l’enseignant sur le débat, la pensée critique, et les questions que se posent les étudiants ? Ce qui pourrait prendre la forme d’un dispositif bien connu avant l’arrivée des MOOC : la classe inversée ». Autrement dit, les MOOCs sont aussi l’occasion de repenser la place du formateur dans un monde hyperconnecté où  la connaissance est disponible très facilement accessible à tous. Si le formateur n’est plus celui qui détient la connaissance (Wikipédia est plus fort que lui en la matière…), il reste celui qui sait décrypter cette connaissance, la mettre en perspective et celui qui, « en live », sait répondre aux questions que se posent les stagiaires. Il sait aussi, notamment durant les séances en présentiel, organiser le débat, faciliter les échanges entre stagiaires et au final donner du sens à ces connaissances.

C’est pour cela qu’Askott privilégie des formations fondées sur le mix-learning qui mêlent e-learning et temps de face à face en présentiel : pour profiter au maximum des dynamiques d’apprentissage créées par les échanges et débats entre les stagiaires.

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